Radioscopie des entreprises françaises (2)
Les « ETI », des hauts potentiels qui ne demandent qu’à prospérer

Nous poursuivons notre radioscopie des entreprises françaises avec un focus sur les ETI, ces sociétés de « taille intermédiaire », véritables locomotives pour de nombreux bassins d’industrie et d’emplois. Innovantes et exportatrices, ces entreprises pâtissent encore, malgré les réformes successives, de contraintes réglementaires et fiscales qui freinent leur expansion. Tandis qu’elles sont convoitées par des investisseurs étrangers.

 

crédit photo : Gerd Altmann – Pixabay

 

C’est l’industriel Yvon Gattaz, cofondateur de Radiall, ex-président du patronat français, qui a imposé ce concept d’entreprise « de taille intermédiaire » (ETI). Cette catégorie d’entreprises – trop grandes pour être des PME sans être pour autant des géantes -, a été consacrée dans le marbre de la loi de modernisation économique de 2008.

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie.

« Ces championnes des territoires, fortement industrielles et qui produisent majoritairement en France, restent un pilier encore trop méconnu de l’économie française »

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’industrie.

 

 

 

Les ETI présentent trois caractéristiques principales : elles sont fortement présentes dans l’industrie, largement exportatrices et majoritairement indépendantes.

Une ETI est une entreprise qui emploie entre 250 et 4 999 salariés, et a soit un chiffre d’affaires n’excédant pas 1,5 milliard d’€, soit un total de bilan n’excédant pas 2 milliards d’€. Est aussi assimilée à une ETI, une entreprise de moins de 250 salariés, mais qui totalise plus de 50 millions d’€ de chiffre d’affaires et plus de 43 millions d’€ de total de bilan.

  • La moitié des ETI ont un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’€ et un tiers des ETI emploient plus de 500 salariés. Près de 250 ETI emploient plus de 2 000 salariés
  • 69% des ETI sont contrôlées par des capitaux majoritairement français et 31% sont des filiales de groupes étrangers. Au sein des ETI sous contrôle français, 70% ont un actionnariat familial.
  • Nettement exportatrices (leurs ventes hors de France représentent entre 50 à 90% de leur CA), les ETI restent ancrées dans les territoires : 78 % de leurs sites de production se situent en dehors de la région parisienne.

    crédit photo : Gerd Altmann – Pixabay

    38 % des salariés de l’industrie manufacturière travaillent dans des ETI.

  •  Les ETI favorisent autour d’elles, sur leur territoire, un écosystème de TPE et de PME sous-traitantes et partenaires.
  • 23 % des dépenses privée de recherche et développement (R&D) se font au sein des ETI.
  • 1 ETI sur 6 a mis en place un centre de formation d’apprentis (CFA); elles consacrent 2,6 % de leur masse salariale à la formation;
  • Près de la moitié des ETI proposent à leurs collaborateurs un dispositif d’épargne salariale.
  • Plus de 500 ETI sont leaders européens et mondiaux dans leur domaine.

 

Dans sa dernière édition des Entreprises en France, l’Insee dénombre au total 5 700 entreprises de taille intermédiaire, mais privilégie le chiffre de 5 412 ETI « dans les secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers ».

Ces ETI emploient 3,4 millions de salariés (640 salariés en moyenne par ETI), soit  25 % du total des salariés en équivalent temps plein, et génèrent 26 % de la valeur ajoutée globale.

Elles réalisent près de 30 % des investissements privés, représentent plus de 33 % des exportations françaises et contribuent ainsi au développement des territoires et au rayonnement du « produit en France » à l’international.

 

52% des ETI françaises sont majoritairement des entreprises familiales
31% des ETI sont des filiales de groupes étrangers.

 

« Les ETI multinationales sous contrôle français sont présentes dans les secteurs industriels traditionnels : l’agroalimentaire, le textile, l’habillement et le cuir, le travail du bois, mais aussi la pharmacie et la fabrication de produits métalliques. Les ETI multinationales sont plus grandes et plus capitalistiques.
« Les ETI multinationales sous contrôle étranger sont surreprésentées dans l’industrie, mais au sein de celles‑ci, n’ont pas les mêmes activités que celles sous contrôle français. Elles sont particulièrement présentes dans l’automobile, ainsi que dans la fabrication de machines et d’équipements, d’équipements électriques et dans l’industrie du papier et du carton, où les effectifs sont plus élevés que dans les ETI multinationales sous contrôle français. Les ETI sous contrôle étranger versent aussi des salaires plus élevés. »

Insee –  Les entreprises en France – Décembre 2020

 

Un capital patient, qui a pour horizon le long terme

« Majoritairement, les ETI sont des entreprises patrimoniales, qui appartiennent à une personne, une famille ou à des associés. Cette structure du capital leur permet de prendre des décisions stratégiques et à long terme, sans la pression de financiers comme cela peut arriver dans les grandes entreprises « , souligne le METI, le mouvement créé en 1995 pour promouvoir ces « entreprises de long terme » comme il les qualifie.

 

« L’âge moyen des ETI est de 70 ans, ce sont des entreprises trans-générationnelles. Pour obtenir une boîte leader sur  son marché, avec un savoir-faire qui lui est propre, plusieurs dizaines d’années sont nécessaires. Les entreprises allemandes ont plus de cent ans! Ces évolutions demandent des années et de gros efforts d’investissement… »

Frédéric Coirier, coprésident du METI

 

Le mouvement des entreprises de taille intermédiaire s’active à porter la voix des ETI dans le débat public et auprès du gouvernement et des parlementaires; il propose des réformes en faveur du développement de long terme des ETI et des PME de croissance françaises,

A travers des colloques,  des études originales, le METI fait valoir l’importance des ETI pour l’économie française, leur contribution à l’emploi et à l’investissement dans les territoires : entre 2009 et 2015, les ETI ont créé plus de 335 000 emplois nets, alors que les grands groupes en ont « détruit » 80 000 !

Ce mouvement a contribué à la prise de conscience du déficit français d’ETI en comparaison avec nos principaux voisins européens :  5 700 ETI en France contre 12 500 en Allemagne, 10 000 au Royaume-Uni, 8 000 en Italie…

Frédéric Coirier, président du groupe Poujoulat, co-président du mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI)

« La France comptait le même nombre d’ETI que la RFA en 1980; elle en compte deux fois moins que l’Allemagne aujourd’hui« , déplore, Frédéric Coirier, coprésident du METI, PDG du groupe Cheminées Poujoulat (plus de 1500 salariés, implanté dans 30 pays).

Deux fois plus de charges. « La fiscalité de production continue d’impacter fortement les entreprises industrielles. En positionnant des entreprises françaises dans des environnements étrangers, nous constatons de forts écarts de performance« , expliquait en décembre 2020 Frédéric Poirier devant la commission sénatoriale aux entreprises. « Ces disparités s’expliquent par le poids des charges : la moyenne des charges en France était de deux fois supérieure à celle de l’Europe. Les impôts de production restent six fois supérieurs à ceux de l’Allemagne ; et la complexité s’apparente à une forme de fiscalité cachée : plus la complexité est forte, plus les contraintes le sont et se dissimulent dans divers postes.  À titre d’exemple, je possède une entreprise au Danemark comparable à une entreprise française au regard de sa taille et de l’effectif. J’ai pourtant trois fois plus d’effectifs administratifs en France qu’au Danemark (RH et finance), ce qui correspond à 250 000 euros de perte de marge en France sans que cet investissement financier ne me rapporte davantage… », argumente le dirigeant de Poujoulat.

 

Impact de la pandémie de Covid-19 sur les ETI

crédit photo : Pixabay

Selon une enquête du METI auprès de ses membres, publiée le 15 janvier 2021, les ETI on enregistré globalement une baisse de leur chiffre d’affaires (CA) de -6,1% en 2020 par rapport à 2019.

Pour plus d’une ETI sur quatre, cette baisse d’activité a été supérieure à 10%.

Près de la moitié des ETI font état d’un niveau de leur carnet de commande en baisse ou en forte baisse par rapport à l’an dernier.

Cependant, plus d’une ETI sur trois envisage 2021 comme une année de rebond.

Mais 13,3% des ETI s’attendent à devoir prendre des décisions difficiles cette année…

Près d’une ETI sur deux a connu une diminution de ses effectifs en 2020, du fait de la crise.

Toutefois 38% des ETI prévoient une augmentation de leurs effectifs en 2021. Et 40% devraient accroître leurs effectifs d’apprentis en 2021.

« Les ETI cumulent le retard d’activité subi au printemps. Bien que la plupart des ETI aient repris une activité, elles affichent des niveaux d’activité entre 0 et -5% par rapport à l’année dernière, le cumul sur l’exercice 2020 sera plutôt de -10%, voire -15%« , a précisé Frédéric Coirier devant la commission sénatoriale aux entreprises.

« A l’heure actuelle, 25 % des ETI fonctionnent normalement – certaines voient même leur activité s’accélérer avec la pandémie, tels les secteurs sanitaires et agroalimentaires ; 25 % des ETI sont dans des situations très difficiles car exposées à des secteurs fermés ou à l’arrêt ; et 50 % des ETI sont dans l’entre-deux…

« Tous nos sous-traitants sont dans un état de visibilité très faible », a encore indiqué le co-président du METI.

« Des entreprises saines et très performantes à l’entrée de la crise sont aujourd’hui en difficulté majeure. Le secteur de l’aéronautique en est le parfait exemple, puisqu’avant la crise, ces entreprises étaient occupées à gérer les investissements de la croissance. Aujourd’hui, elles gèrent la décroissance, le maintien du savoir-faire…

« Une entreprise dans l’aéronautique ne pourra pas rembourser son PGE (prêt garanti par l’État) alors qu’elle n’a réalisé que 50 % d’activité pendant 18 mois… L’aéronautique retrouvera un jour son rythme normal, à condition qu’elle soit aidée. Il faudra proroger les PGE pour les soutenir et les protéger du risque de prédation…

« Il faut envisager différents dispositifs et donner du temps aux entreprises pour investir et retrouver leur activité. Les secteurs de l’aéronautique et de la restauration mettront plus de temps… Il faut leur donner la possibilité de réussir, sans quoi elles seront rachetées par des entreprises étrangères. Notre savoir-faire et nos parts de marché en pâtiront. La filière aéronautique française, qui était un atout fantastique de la France, ne doit pas devenir chinoise!« 

« Une ETI sur dix a déjà fait l’objet d’une tentative de prédation dans les trois derniers mois… »

Frédéric Coirier, METI

Nombre d’ETI risquent de subir à la fois une réduction de leur activité, une baisse de leurs résultats et une contraction de leurs fonds propres…

« Ces sociétés sont donc en situation de fragilité, pouvant entraîner une forme de prédation », s’inquiète Frédéric Coirier : « une ETI sur dix a déjà fait l’objet d’une tentative de prédation dans les trois derniers mois, a-t-il révélé devant les sénateurs; les Chinois s’informent déjà auprès des banques pour identifier leur futur rachat »…

 

Toujours selon l’enquête de conjoncture du METI déjà citée, 31% des ETI ont partiellement utilisé leur PGE ; près de 10% l’ont complètement utilisé.

Près d’un-quart des ETI pensent rembourser leur PGE à l’issue du délai initial d’un an ; 18,8% auront besoin d’un délai supérieur à deux ans.

25 % des entreprises de taille intermédiaire connaîtront probablement des problèmes de liquidité et de fonds propres.

Plus d’une ETI sur quatre estime qu’elle aura besoin de consolider ses fonds propres

Perspectives d’investissement : près d’une ETI sur deux envisage d’investir plus de 5 millions d’euros en 2021 ; elles sont plus d’un-quart à envisager d’investir plus de 10 millions d’euros en 2022.

Plus de la moitié des ETI pensent recourir aux dispositifs d’aide du Plan de relance en 2021 ; 63% d’entre elles visent les subventions “industrie du futur” et 47% les aides à l’emploi des jeunes.

126 ETI figurent parmi les premiers lauréats des appels à projet du Plan de relance.

 

« Nation ETI »

crédit photo : Gerd Altmann – Pixabay

Le gouvernement d’Emmanuel Macron qui a popularisé dès le début le concept de « Start-up Nation« ,  au risque d’éclipser des millions d’entreprises « classiques » qui fondent la richesse de notre pays, a lancé, comme en miroir, en janvier 2020, le programme « Nation ETI »

La stratégie « Nation ETI », lancée à l’Elysée en janvier 2020, a vocation de mieux faire connaître « le rôle structurant et la contribution des ETI à l’économie française », à mieux prendre en compte leurs spécificités lors de l’élaboration de la politique économique.

Les représentants des ETI salués à l’Elysée par Emmanuel Macron le 22 janvier 2020. Au centre on reconnaît Yvon Gattaz fondateur du mouvement METI.
(crédit photo : Présidence de la République)

Cette stratégie poursuit six objectifs:
– Faire connaître les ETI ;
– Développer une « culture ETI » au sein de l’administration ;
– Accompagner leurs dirigeants dans la croissance ;
– Renforcer l’attractivité des ETI auprès des futurs cadres et salariés, afin de mobiliser les compétences et les talents nécessaires à leur croissance ;
– Renforcer les capacités d’investissement des ETI ;
– Faciliter la transmission des ETI.

Mieux faire connaître les ETI

Même si le concept d’ETI  a été officiellement reconnu par la loi en 2008, cette catégorie d’entreprises souffre d’un déficit d’image de marque. Les succès, histoires et parcours des ETI et de leurs fondateurs sont encore insuffisamment connues des Français.

Renforcer l’attractivité des ETI, mobiliser les talents et les compétences

Plus de 36 % des ETI rencontrent beaucoup de difficultés à recruter, à trouver les compétences dont elles ont absolument besoin. D’abord en raison du niveau de qualification recherché (pour 60 %) tant sur les métiers techniques que sur les profils plus qualifiés; du fait aussi de l’implantation géographique (31 %); ou en raison du salaire (25 %). Ces difficultés de recrutement sont plus marquées sur les « métiers en tension », notamment dans l’industrie.

Des mesures prises ces dernières années vont dans le bon sens : réformes du droit du travail, de la formation professionnelle et de l’apprentissage,  déploiement du PIC, dispositifs d’accompagnement dans la création de CFA d’entreprises…

Renforcer les capacités d’investissement et la compétitivité

Si les ETI rencontrent, en général, peu de difficultés de financement courant, elles ont des problématiques spécifiques liées notamment à l’ancrage de leur outil de production en France et à leurs stratégies de croissance à long terme. Elles doivent mobiliser des capitaux « longs », sans perdre le contrôle souvent familial ou « patrimonial » de l’entreprise.

Faciliter la transmission des ETI

Une ETI sur deux sera transmise dans les dix ans. C’est une des phases les plus critiques dans la vie d’une ETI : quid des actionnaires minoritaires? rôle des actionnaires familiaux minoritaires, risque de prise de contrôle par des intérêts étrangers…

Le gouvernement fait valoir que plusieurs mesures qu’il a prises(transformation de l’Impôt sur la fortune en Impôt sur la fortune immobilière, mise en place d’une « flat tax » sur les revenus du capital, simplification et assouplissement du Pacte Dutreil) sont de nature à assurer une meilleure stabilité du capital et faciliter les transmissions.

Améliorer la prise en compte des spécificités des ETI par les administrations

Depuis 2017, les pouvoirs publics s’attachent à « apaiser » les relations des entreprises avec l’administration. Plusieurs dispositifs ont été mis en place : création d’un « droit à l’erreur » et d’un « droit au contrôle », approfondissement du programme  « Dites-le nous une fois »; ou encore nouvelle offre d’accompagnement fiscal centrée sur les enjeux économiques (« Partenariat fiscal ») initiée en 2019…

Une « cartographie des ETI en France »

Un an après le lancement de la stratégie « Nation ETI », les représentants du METI ont remis le 15 janvier 2021  à la ministre chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, une « Cartographie des ETI en France », en présence de Jeanne-Marie Prost et Olivier Schiller, nommés ambassadeurs aux ETI.
Cette cartographie actualisée répertorie le plus précisément possible les caractéristiques des ETI, afin de renforcer la connaissance de ces entreprises, et d’inciter à une meilleure prise en compte de leurs spécificités dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques.

 

« C’est dit »

 

Développement durable

« Les ETI sont plus matures sur la transition écologique que nombre d’entreprises : plus de deux tiers des chefs d’entreprises des ETI déclarent que la transition écologique fait partie de leur stratégie, 50 % des ETI font des bilans carbones et 70 % des patrons d’ETI intègrent ces données dans leur stratégie. Cette transition entraîne divers changements (modes de production, produits), nécessite d’être ancrée dans le territoire, et s’effectue sur le long terme (mécénat, formation etc.). La notion de proximité et de responsabilité de long terme est aussi liée à la spécificité des ETI : leur rapport particulier aux territoires et aux collaborateurs influence leurs actions. Nous cherchons plutôt des solutions au lieu de fermer les usines. Les ETI essaient de conserver en priorité leur équipe. Les effectifs ont certes été réduits chez certaines ETI, mais elles continuent d’investir et de miser sur l’apprentissage. Les ETI ont le sens des responsabilités et du long terme et, par conséquent, du développement durable. »

Frédéric Coirier, coprésident du METI, PDG du groupe Cheminées Poujoulat (plus de 1500 salariés)

 

Sylvie Grandjean, directrice générale du groupe Redex

Le CFA d’entreprise : former aux métiers de demain

« Les ETI industrielles souvent implantées dans des villes moyennes, ne trouvent plus les compétences techniques indispensables à leur croissance et à leur développement. Le CFA (centre de formation d’apprentis) d’entreprise apparaît aujourd’hui comme un outil puissant qui va permettre à nos entreprises
de former des jeunes apprentis aux métiers de l’industrie d’aujourd’hui et de demain. »

Sylvie Grandjean, DG du Groupe Redex, groupe industriel français spécialisé dans la mécanique fine (300 collaborateurs)

 

Mutualiser les moyens de formation

« Ce qui nous a réuni autour de cette idée de créer notre propre CFA d’entreprise, c’est au départ une problématique commune : la pénurie de profils de techniciens de maintenance de chaines de fabrication. L’offre de formation étant trop rare pour couvrir notre besoin en compétences, nous avons décidé de mutualiser nos capacités et de nous lancer dans ce projet de création d’un CFA d’entreprise. Les responsables des unités de production de nos ETI seront les tuteurs de nos futurs apprentis quelle que soit d’ailleurs l’ETI qui les recrutera ! Nous partons à plusieurs sur ce projet dont CEVA Santé Animale basée à Libourne (33), Biolande basée à Le Sen (40) et Kimo basée à Montpon Menestrol (24). Mais nous savons déjà que d’autres ETI vont nous rejoindre ! »

Serge Dessay, vice-président du club des ETI de Nouvelle Aquitaine, PDG fondateur du groupe Hotravail (560 collaborateurs)

 

>>> Lire aussi le 1er volet de notre radioscopie des entreprises françaises « Création d’entreprises : une dynamique en trompe-l’œil? »