|
Basée à Riom, l’entreprise Phénix Systems, réalise un chiffre d’affaires de 5,9 millions d’euros (dont 38% à l’exportation), avec une rentabilité nette de 10% et emploie 48 salariés. C’est la société de Bourse Portzamparc qui pilote son introduction sur Alternext Paris : la levée de fonds devrait lui permettre d’accélérer son développement aux Etats-Unis, en Asie et en Allemagne et lui donner les moyens de poursuivre ses recherches en nouvelles technologies - pour lesquelles la société a déjà investi 5 millions d’euros depuis 2005.
Quant à Cerus Casino Academy, société Lyonnaise qui s’introduira sous le nom un peu pompeux de Cerus Poker Academy Worldwilde Entertainment, elle a été crée en 2003 par un ancien croupier, Benoit Engels. Spécialisée dans la formation des employés de casinos et cercles de jeux, elle compte lever des fonds pour lancer un site Internet de formation … au poker destiné aux 300 millions de joueurs en ligne à travers le monde.
Cerus Poker réalise un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros et table sur une croissance de 30% par an. Une fois de plus, c’est le banquier d’affaires Louis Thannberger qui pilote l’opération.
Ces introductions qui devraient être suivies par quelques dizaines d’autres d’ici à la fin de l’année, préfigurent-elle un retour durable vers les marchés financiers des petites et moyennes entreprises ?
Malgré une cote qui s’effrite et se traîne depuis longtemps, malgré la désertion des actionnaires individuels, les PME trouveront-elles en Bourse des investisseurs mieux disposés à leur égard que les banques commerciales devenues très sélectives, surtout avec les nouvelles règles prudentielles dites "Bâle 3" ? A suivre ! Quoi qu’il en soit, il est peu probable que l’épargne populaire se précipite sur ces valeurs dites « moyennes ». Rincée et essorée, elle est encore trop frileuse.
Gérard Negreanu
|