Retour sur…

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◊ Retour sur d’anciens articles faisant écho à l’actualité…

 

  • Notre sélection du mois de juillet 2019 :

« Déconnexion »? Tu déconnes?

L’impératif catégorique du « Connecto ergo sum«  (je me connecte donc je suis) a supplanté la célèbre maxime de Descartes : « Cogito ergo sum » (je pense donc je suis).

L’arrivée de  l’été s’accompagne de bonnes résolutions : faire du sport, perdre des kilos superflus, vivre une vie plus saine, profitez de ses proches, et désormais : se déconnecter!Tenter de se désintoxiquer de notre addiction aux objets communicants et connectés… Enfin plus facile à dire qu’à faire!

Pour les plus accros, des stages et des séminaires ont fleuri, inspiré de méthodes expérimentées en Amérique…

La génération des « Millenials » est vraisemblablement la plus addict aux écrans. Ils sont nés avec Internet  et confondent leur smartphone avec un doudou qu’ils tripotent compulsivement à tout moment du jour et de la nuit, même en dormant!

Certes, ces « merveilleux » objets interconnectés nous permettent d’être « joignables » tout le temps, où que nous soyons...

Sans oublier ces satanés médias sociaux qui nous titillent à tout bout de champ et nous obligent à réagir là où ça nous gratte… Ces sollicitations incessantes, cette hyperconnexion effrénée, souvent compulsive, nous mettent dans un état d’alerte permanent, « sans trêve ni repos », ce qui est inévitablement source de stress, de frustration, de tensions, avec des retombées négatives pour son équilibre personnel et relationnel dans la vie « réelle »…

Comme s’en alerte dans son dernier livre Bruno Pattino, « La Civilisation du poisson rouge. Petit traité sur le marché de l’attention«  (Grasset, avril 2019), le temps d’attention des humains, affolé par ces sollicitations permanentes,  dépasserait d’à peine une seconde celui des poissons rouges qui est de 8 secondes!

Impossible dans ces conditions de réfléchir correctement, de faire preuve de discernement, de prendre les bonnes décisions, de faire les bons choix…

Alors il est plus que temps de profiter de l’été pour pratiquer une hygiène de la connexion, une diététique de la consommation des écrans… Retrouver l’oisiveté des « temps morts », s’accorder du temps pour la rêverie, la méditation, la contemplation désintéressée, devenir dilettante…

Retrouver aussi  le plaisir de la lecture de livres (imprimés), la suavité de l’écriture avec un stylo à plume qui crisse sur la page de papier glacé…

> Lire la suite de notre chronique de l’été 2017

 

  • Notre sélection du mois de juin 2019 :

Hommage : Gérard Negreanu, journaliste économique, observateur attentif de la vie des entreprises

Gérard Negreanu

Ex-rédacteur en chef de La Vie Financière (Groupe Expansion), Gérard Negreanu nous a quittés le 21 mai 2019. Ce passionné d’information a consacré toute sa carrière à la presse magazine qu’il affectionnait particulièrement. Après des débuts dans une revue de design « Créer » (publiée par le groupe Paris Match), Gérard Negreanu a successivement occupé des fonctions de rédaction en chef au sein de titres comme « Jeune Afrique Economie », « Médias », « La Vie Française » (devenue « La Vie Financière »), « Réponse à Tout-Argent »… Il s’intéressait à la vie des entreprises, les grandes, cotés en Bourse, comme les moyennes et petites entreprises indépendantes, souvent qualifiées de « belles valeurs ». Au cours des dernières années, il avait suivi avec attention et perspicacité le monde du mécénat, participant notamment aux rencontres et événements d’Admical, l’association de promotion du mécénat d’entreprise fondée par Jacques Rigaud (ex-RTL).

Confrère et ami, Gérard Negreanu nous faisait bénéficier de son expérience éditoriale; il avait contribué plusieurs fois aux rubriques de Consulendo. Nous vous proposons de lire ou de relire ci-dessous un des articles qu’il avait rédigé à l’issue des 21èmes Assises du Mécénat tenues au printemps 2013 en présence de nombreuses personnalités :

PME et mécénat : ça marche!

Les PME étaient particulièrement courtisées au cours de ces vingt-unièmes  Assises d’Admical. Et pour cause. Elles représentent 90% des entreprises mécènes en France et près de 50% du budget global du mécénat (1). Ces petites et moyennes entreprises étaient, jusqu’à présent, mécènes en toute discrétion. Mais, elles sortent du bois et n’ont plus peur de le faire savoir. Et de se regrouper – même si localement elles peuvent se retrouver en concurrence.

Comme le souligne Stéphane Martinez, président de la fondation, Mécènes et Loire qui fédère vingt quatre entreprises de la région d’Angers et qui, n’est pas peu fier de mobiliser un million d’euros sur cinq ans pour financer des projets culturels ou sociaux dans sa région. Ou encore Marc de Mol, directeur de l’Intermarché de Villeneuve-les Salines et responsable de la fondation « Fier de mon quartier » regroupant elle aussi une dizaine d’entreprises locales. Pour lui et ses collègues, le seul bénéfice de leur mécénat « est humain, donc inestimable ». Ce que confirme Michel Larue, président de Mecen’Act Basse Normandie qui dirige un club d’entreprises hébergé par la fondation du Crédit Coopératif.

Quant à Christophe Praud, président du Centre des jeunes dirigeants d’entreprises, et président du Cercle Jean Mersch, fonds de dotation du CJD, il assure : « Alors qu’on se trouve dans une situation économique difficile, on aurait pu penser que les investissements en mécénat des PME allaient fondre comme beurre en poêle. Et que la philanthropie, c’était bien, quand tout allait bien … C’est l’inverse qui se passe. Les investissements augmentent. Pourquoi ? – Tout simplement parce que les PME ont compris que le mécénat était une chance pour le développement de leur territoire ».

(1) NDLR: De 2010 à 2016, selon les chiffres du ministère des Finances, le nombre d’entreprises ayant déduit fiscalement des dons au titre du mécénat a été multiplié par 2,5 –  passant de 28 000 à 73 500. En 2017, le nombre d’entreprises mécènes atteindrait les 82 000. Admical estime à entre 3 et 3,6 milliards d’euros le montant annuel des actions de mécénat réalisées par des entreprises.

>>>Lire la suite de l’article de Gérard Negreanu

  • Notre sélection du mois de mai 2019 :

L’Europe, notre avenir

 

Comme d’habitude, les élections européennes passionnent peu les Français. Malgré la réforme ayant conduit à proposer aux suffrages des listes nationales – au lieu de régionales – pour une meilleure lisibilité de ce scrutin à la proportionnelle… Pourtant le choix ne manque pas avec 34 listes en compétition!

L’Union Européenne conserve dans les esprits l’image une institution lointaine et bureaucratique. Cependant 80% de nos lois nationales ne sont que des transpositions de directives européennes. Dans un monde multipolaire et face à des géants (USA, Chine, Japon, Corée, Russie, Inde…), les nations européennes pèsent peu isolément : l’Union est le seul moyen de pouvoir défendre nos valeurs et nos priorités. Face à des enjeux planétaires comme l’écologie, l’énergie, l’immigration, le développement, l’Europe est le bon niveau pour espérer avoir une influence.  Mais, malgré des politiques communes, malgré les coopérations, malgré l’Euro… l’Union européenne a encore beaucoup de progrès à faire sur la voie d’une meilleure coordination de ses actions et de ses priorités pour peser réellement sur la marche du monde..

Côté entreprises, nos PME profitent encore insuffisamment de ce vaste espace commun de 510 millions de consommateurs, leur marché restant principalement hexagonal. Pourtant elles auraient intérêt à initier des coopérations transfrontalières avec les 25 millions de PME européennes qui génèrent 67% de l’emploi privé au sein de l’Union. Nous écrivions cela il y a deux ans à l’occasion du soixantième anniversaire du Traité de Rome passé quasiment sous silence dans l’Hexagone.

Or il existe, au niveau européen, de nombreux dispositifs favorables que nos PME TPE ne connaissent pas bien ou pas du tout : tels le programme « COSME » (2014-2020) doté d’un budget de 2,3 milliards d’euros, destiné à renforcer la compétitivité des PME et leur internationalisation, ou l’ « EaSI », dispositif de soutien aux micro-entrepreneurs et aux PME de l’économie sociale et solidaires… Ou encore,  un programme Erasmus pour les créateurs d’entreprise! Sans oublier l’action de la Banque européenne d’investissement (BEI) dont le siège est au Luxembourg et que dirige un Français. Plus de 25% de ses financements vont aux PME de l’Union : via des banques commerciales (ou des fonds d’investissements) avec lesquelles elle a passé un accord, la BEI accorde ses concours financiers à des conditions avantageuses et soutient aussi des structures qui accordent des micros-crédits, des prêts d’honneur ou des garanties, telles l’ADIE ou Initiative France…

>>>Lire notre article de mai 2017  « L’Europe, notre histoire, notre avenir »

 

  • Notre sélection du mois d’avril 2019 :

L’emploi ne tombe pas du ciel!

Le nombre de chômeurs (en recherche d’emploi) se maintient durablement depuis des années au dessus de 3 millions, mais le chiffre total des personnes éloignées de l’emploi dépasse les 6 millions (recensés par la Dares)…

Crédit photo : Joffi – courtesy of Pixabay

On entend souvent dans les médias le sophisme suivant : « Il faut un taux minimum de croissance pour créer de l’emploi… ». En réalité, c’est aussi l’embauche qui génère de la croissance. Lorsqu’une entreprise embauche et investit, crée de nouvelles offres, distribue des revenus, tout cela crée de la richesse supplémentaire et donc de la croissance économique, laquelle à son tour va générer de nouveaux emplois …

Le travail des uns crée l’emploi des autres : il ne se partage pas, il se multiplie !

Comme nous l’avons souvent écrit sur Consulendo , la croissance n’est que la résultante d’une chaîne de millions de micro-décisions prises par les acteurs économiques : investissement, embauches, innovation, achats, dépenses de consommation, prospection de nouveaux marchés, publicité …

Ainsi, ce n’est pas la croissance qui est à l’origine de l’emploi, mais plutôt la somme dune myriade de décisions et de choix par chaque acteur économique dont la conjugaison accroît la création de richesse globale.

Un grand nombre de Français continue à attendre de la puissance publique qu’elle résolve le problème du chômage.  Subsiste dans l’inconscient collectif, ce fantasme des « ateliers nationaux », des grands travaux publics qui fourniraient du travail à tout le monde… Beaucoup de compatriotes se tournent vers le président  ou le gouvernement comme dans l’Ancien Régime les sujets voyaient dans le roi un thaumaturge guérisseur des écrouelles… 

Ce fantasme est si solidement ancré dans notre culture que même un ancien président de la République s’était fixé comme objectif « d’inverser la courbe du chômage »…

N’attendons pas des politiques ce qu’ils ne peuvent pas nous donner ! Si l’argent public créait le plein emploi, la France aurait éradiqué le chômage depuis longtemps … vu que la part des dépenses publiques sur le PIB (la production richesse nationale) y est une des plus élevée au monde (56%) !

Les politiques n’ont pas de baguette magique pour créer des emplois.
Ce sont d’abord les acteurs économiques, les entreprises, les créateurs, les inventeurs, les investisseurs qui sont à la source de l’emploi. 

En revanche exigeons de nos élus qu’ils créent un environnement législatif, fiscal et réglementaire favorable à l’épanouissement de toutes les initiatives privées et à la création de richesse. (Publié en avril 2014)

  • Notre sélection du mois de mars 2019 :

Rêvons d’une France aux 20 millions d’actionnaires individuels!

Fernand Léger – Tapisserie d’Aubusson

La Loi PACTE, actuellement en discussion au Parlement, veut encourager l’intéressement et l’actionnariat des salariés, afin de « partager les fruits de la performance au sein des entreprises »… C’est un objectif tout à fait louable, qui mérite d’être soutenu, mais il y a du chemin à parcourir avant de réconcilier les Français avec le Capital!Les gouvernements de gauche qui se sont succédé au pouvoir depuis mai 1981 auraient dû pourtant être les premiers à encourager et soutenir un large actionnariat « populaire ». Ceci pourrait constituer les bases d’une vraie « démocratie sociale » (une action, une voix!) et faire évoluer la gouvernance de nos entreprises, à l’instar de la « co-gestion » à l’allemande…

Dans un article paru sur Consulendo en novembre 2016, nous rêvions d’une France aux 20 millions d’actionnaires individuels… Parmi les freins, nous pointions la diabolisation du « capital » par nos élites intellectuelles, les changements constants de la fiscalité, la stigmatisation des « possédants » par une bonne partie de la gauche française et des syndicats, l’aversion culturelle de notre société au risque … Autant de facteurs qui ont dissuadé jusqu’à présent le développement d’un actionnariat populaire.Or ceux qui stigmatisent le capital et ne pensent qu’à le surtaxer, sont souvent aussi les mêmes qui se lamentent de voir nos belles entreprises innovantes et de croissance passer sous le contrôle d’investisseurs étrangers…

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    • Notre sélection du mois de février 2019:

     

    « Vivre de son travail »…

     

    Les « Gilets jaunes » ont  quelque peu éclipsé la mémoire des « Bonnets rouges », un mouvement de révolte qui a mené des séries d’actions de protestation en Bretagne à l’automne 2013, en réaction à la fiscalité sur les transports routiers et aux fameux « portiques » à éco-taxe, ainsi qu’en réaction à des plans sociaux dans l’agroalimentaire. La mobilisation de salariés et de dirigeants de PME de l’agroalimentaire, d’agriculteurs, de TPE et d’indépendants, a contraint le gouvernement de l’époque à engager une réforme fiscale et à proclamer un « Pacte d’avenir pour la Bretagne »… Déjà, l’une des revendications de ces « Bonnets rouges » était de « pouvoir vivre décemment de son travail »… Un slogan qui fait écho à un des premiers cris de révolte poussés par les « Gilets Jaunes », avant que leur mouvement ne dérive dans des actions anarchistes ou violentes… Dans cette chronique publiée en sur Consulendo en novembre 2013, nous écrivions notamment :  « La plupart des manifestants bretons ne demandent pas de privilèges ou de prébendes, ils veulent simplement pouvoir vivre de leur travail … Cette demande, on ne peut plus légitime, est partagée par de nombreux Français, soit parce qu’ils sont victimes d’un chômage de longue durée, soit parce qu’ils sont des « travailleurs pauvres » (…) Le poids croissant des cotisations sociales, des prélèvements obligatoires, des impôts et taxes locales, combiné à celui des dépenses contraintes (téléphone, eau, gaz, électricité, transports …) a atteint un tel niveau que de nombreux Français, pourtant en activité, n’arrivent plus à joindre les deux bouts… »

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    • Notre sélection du mois de janvier 2019:

     

    La démocratie représentative remise en cause par la démocratie d’opinion

    Les « Nuits debout » en 2016,  et les « Gilets jaunes » depuis quelques mois revendiquent l’extension du domaine de la « démocratie directe », en se présentant comme les authentiques porte-parole du Peuple…

    Ce conflit de légitimité avec la démocratie représentative, telle qu’elle fonctionne depuis plus de deux siècles dans les pays occidentaux (et quelques autres pays dans le monde), conduit insidieusement à une sorte de paralysie chronique de nos institutions entre deux élections.
    Un gouvernement démocratiquement élu, se trouve rapidement confronté à des demandes contradictoires émanant de la société civile. La puissance de diffusion des réseaux sociaux donne encore plus d’assise au règne de la démocratie d’opinion. Ce conflit de légitimités oblige les élus à édulcorer tout projet de réforme ambitieuse, à rechercher le plus petit dénominateur commun entre les revendications des minorités agissantes et les attentes de la « majorité silencieuse »…
    Cet antagonisme rampant entre deux sources de légitimité, n’entraîne-t-il pas à une forme d’impuissance des dirigeants et ne nourrit-il pas la défiance actuelle à l’égard des élites? (article paru au mois d’août 2016)

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    • Notre sélection du mois de décembre 2018 :

    Il faut refonder le « consentement citoyen à l’impôt »!

    La révolte des « Gilets Jaunes » a d’abord démarré sur l’expression d’un ras-le-bol fiscal… Et on attend toujours une « remise à plat » de notre fiscalité, toujours repoussée au lendemain…

    Les gouvernements qui se sont succédé au pouvoir depuis quinze ans ont usé et abusé jusqu’à l’extrême de l’arme fiscale. Ajoutant de nouveaux impôts, de nouvelles taxes (en supprimant très peu !), compliquant à l’envi les textes existants et créant une instabilité fiscale qui a fini par paralyser l’activité économique et découragé toutes les velléités d’investissement à risque…
    En 2017, le premier des « grands travaux » du futur gouvernement de la France devrait être de s’attaquer en priorité à l’Hydre fiscale. Dans le but de refonder le consentement citoyen à l’impôt tel que l’avaient défini les pères fondateurs de la République… (septembre 2016)

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  • Notre sélection du mois de novembre 2018 :

    Isaac Getz : « L’entreprise libérée? Ça marche! »   

    Isaac Getz

    Professeur à l’ESCP Europe (ex-Supdeco Paris), Isaac Getz est le promoteur en France de « l’entreprise libérée », une démarche de transformation radicale à l’œuvre dans plusieurs pays. Plutôt que de parler d’« entreprise libérée », formule qui s’est imposée dans les esprits, l’auteur préfère d’ailleurs dans son dernier ouvrage mettre l’accent sur le « leadership libérateur », car il estime qu’ « il est de la responsabilité du dirigeant d’initier et d’engager la transformation de son organisation. » A la différence de nombreux « manuels » de management qui se présentent comme une « boîte à outils » pour managers, Isaac Getz a  choisi de « réunir des textes (…) qui ont inspiré nombre de patrons devenus des ‘leaders libérateurs’, qui leur a permis de comprendre la philosophie de l’entreprise libérée et de concevoir leur propre aventure – l’épreuve – que constitue toute démarche de libération. »   (article paru fin 2016)

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